ONCOTHROMBOSE
ONCOTHROMBOSE
Contexte
Les cancers d’origines digestives ont des incidences annuelles parmi les plus élevées en cancérologie au niveau mondial. Parmi ceux-ci, le cancer colorectal est le plus fréquent en France avec plus de 42 000 cas diagnostiqués tous les ans. Il s’agit bien souvent de tumeurs au pronostic grave mais variant radicalement en fonction de la localisation de la tumeur primitive. La chirurgie d’exérèse (intervention chirurgicale qui consiste à enlever la tumeur) est la pierre angulaire de prise en charge à visée curative des patients. Pour autant, cette chirurgie lourde comporte un risque non négligeable de thrombose grave en post-opératoire dans les 90 jours post opératoire.
La maladie thromboembolique veineuse (MTEV), qui associe l’embolie pulmonaire et la thrombose veineuse profonde, est une maladie fréquente (1,8 cas pour 1 000 habitants par an). A l’échelle européenne, ce sont probablement plus d’1 million d’événements thrombotiques veineux qui surviennent chaque année. La MTEV est une pathologie potentiellement grave à l’origine d’une morbidité et d’une mortalité importantes. La chirurgie et le cancer sont deux facteurs de risque majeurs de thrombose. Ainsi, les patients opérés d’une chirurgie digestive carcinologique sont particulièrement à risque de voir développer une thrombose. Par ailleurs, le type de cancer digestif et son stade font probablement varier ce risque.